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"Une taxe supplémentaire sur les voitures de société va encore augmenter les charges sur le travail"

On connaît le régime que le prochain gouvernement fédéral entend appliquer aux voitures de société. Mais la question est à présent de savoir à concurrence de combien elles seront mises à contribution. Lors des discussions sur le budget, le formateur Elio Di Rupo avait parlé de 500 millions d'économie à réaliser sur les voitures de société. Sous la pression de l'Open VLD surtout, ce montant a été ramené à 250 ou 300 millions. Mais pour connaître le chiffre exact, il faudra attendre l'accord budgétaire global.
 
Les associations de défense automobile ont tout mis en œuvre pour que les négociateurs revoient leur position. Dans un communiqué de presse commun, FEBIAC, FEDERAUTO et Renta estiment qu'une forte augmentation de l'avantage en nature sur la voiture de société va affecter le salaire net que perçoit le travailleur belge. Cela va accroître les charges pesant sur le travail (càd la différence entre ce que coûte un travailleur à son employeur et ce qu'il perçoit comme salaire net) qui sont déjà très élevées en Belgique, surtout quand on les compare à celles existant dans les pays voisins.
 
FEBIAC, FEDERAUTO et RENTA illustre cela en prenant l'exemple d'un travailleur qui perçoit en Belgique un salaire brut de 35.000 euros et bénéficie d'une voiture de société: son salaire net est de 20.330 euros. Hormis l'Allemagne, il s'agit du salaire net le plus bas si l'on compare avec ce qui existe dans les pays voisins du nôtre. C'est aussi chez nous que le coût salarial total est le plus élevé, derrière la France toutefois. Aussi la Belgique arrive-t-elle 2ème, derrière la France, en ce qui concerne les charges pesant sur le travail qui sont plus élevées qu'en Allemagne et aux Pays-Bas.
 
C'est parce que la voiture de société constitue une compensation à la lourde pression fiscale pesant sur les revenus du travail qu'elle reste importante, estiment FEBIAC, FEDERAUTO et Renta qui ajoutent que l'idée communément admise que la voiture de société est un "cadeau fiscal" doit être nuancée. Le bureau de consultance KPMG a calculé que les coûts totaux (para)fiscaux pour une voiture de société moyenne, type VW Golf,  atteignent, pour l'employeur et l'employé, 5.302 euros. C'est moins qu'en France (6.136 euros) ou en Grande-Breatgne (6.008 euros) mais nettement plus qu'en Allemagne ( 3.508 euros) et au Luxmbourg (3.202 euros).
25/11/2011  |  Stijn Phlix