Chevrolet: retour vers le... futur
Il est fini le temps où, en Europe et dans les pays asiatiques, Chevrolet s’appelait Daewoo. Depuis 2005, tout ce qui était technologie et modèles créés par la Corée du Sud a été progressivement rangé au fond d’un tiroir pour redevenir, depuis 2009, des produits 100 % Chevrolet. Visite guidée d’un constructeur en plein redéploiement.
Certes, les usines coréennes de Daewoo, rachetées on le sait par GM, continuent à produire des automobiles. Mais plus question de voir cette production porter la griffe du constructeur asiatique puisque les motorisations, les technologies nouvelles et les bureaux de recherches en matière de design, dépendent exclusivement de General Motors, propriétaire des marques Buick, Cadillac, Chevrolet, Holden, GMC, Opel et Isuzu.
Dès lors, avec les responsables de Chevrolet revenus à la barre du navire, la marque retrouve de bien jolies couleurs, présentant aujourd’hui une gamme complète de véhicules à prix pour le moins très concurrentiel.
De la Spark à la Volt
Dans la catégorie des citadines, il y a tout d’abord la Spark qui, avec sa bouille craquante et ses deux motorisations essence 1.0 l et 1,2 l, vient remplacer la Matiz. Le bond en avant est à tout le moins spectaculaire avec une tenue de route plus saine, un agrément de conduite à la hausse et une sécurité active et passive de tout instant.
Avec la Spark, on pointera l’Aveo 4 et 5 portes qui propose pour sa part quatre motorisations. Parmi celles-ci, on épinglera le 1.3 diesel qui va sortir également en version ECO.
Dans la catégorie des compactes, comment ne pas évoquer la Cruze qui, et qu’importe qu’elle soit en version 4 ou 5 portes, commence à faire de l’ombre à la concurrence. C’est vrai que son prix de vente… Une Cruze qui avec son 2.0 l diesel de 163 chevaux vient même prendre place dans la catégorie des voitures familiales.
Côté monospaces, SUV et autres 4x4, l’Orlando (7 places d’origine), avec les trois motorisations de la Cruze, et la Captiva en version 2 ou 4 roues motrices, ont de sérieux arguments à faire valoir.
Chez Chevrolet, le mythe est également bien présent puisque, pour les amateurs de modèles sportifs, les noms de Camaro et de Corvette ne sont pas sans évoquer la compétition avec des bruits de moteurs à nuls autres pareils. C’est vrai que l’on parle ici de V8 6.2 l de quelque 432 chevaux.
Enfin il y a cette Volt qui se veut, avouons-le, la première voiture à proposer une véritable alternative au moteur à combustion. Avec son petit moteur thermique qui prolonge largement son autonomie, elle peut rouler vraiment longtemps en mode électrique. Ce qui signifie : émission zéro.
Et pour 2012 ?
Pour l’année 2012 qui se trouve à nos portes, Chevrolet annonce l’arrivée d’une Cruze Station Wagon et de la Malibu, une grande berline du style Mondeo. Au-delà, le diesel 2.0 l présent dans la Cruze sera remplacé par un moteur 1.7 l qui, nous dit-on, devrait permettre à la marque d’attaquer volontairement le secteur des flottes en sociétés. Et puisque nous abordons ici le domaine du fleet, demandons à Anja Geril, responsable des ventes de la marque pour le BeLux, ce que Chevrolet entend mettre en place pour pénétrer ce secteur où, reconnaissons-le, tout le travail reste à faire.
« Actuellement, si nous avons quelqu’un qui s’occupe du département fleet, il faut bien reconnaître qu’il a longtemps été handicapé par l’absence de modèles et, surtout, de motorisations diesels. Mais aujourd’hui les choses changent avec l’arrivée d’une gamme qui se veut présente dans tous les segments, mais également avec l’arrivée de nouvelles motorisations diesels. Et puis n’oublions pas non plus la Volt qui suscite un énorme engouement auprès de nombreuses entreprises. C’est vrai que vu son autonomie portée à plus de 550 kilomètres, on peut la considérer comme une vraie routière et une voiture à part entière. Et comme sa notoriété écologique n’est plus à démontrer, voilà qui intéresse déjà très fortement toutes ces sociétés qui veulent véhiculer une image verte respectueuse de l’environnement. »
Et notre interlocuteur d’aborder alors le problème des contacts fleet.
« Actuellement nous sommes à la recherche d’un fleet manager full time, car, sur le terrain, ce sont les concessionnaires (ils sont 90, agents compris) qui s’occupent de l’approche des PME et autres indépendants présents dans leur zone d’activités. Toutefois, à partir d’une flotte d’une certaine importance, le concessionnaire se fait assister du responsable fleet de Chevrolet BeLux. Quant aux sociétés de leasing, nous pensons maintenant, suite à la variété de nos produits, mais surtout grâce à l’arrivée de la Volt, pouvoir les démarcher. Mais cela sera la tâche de notre futur fleet manager. »
| 29/11/2011 | Charles Demoulin
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