Ernst & Young a intégré à sa flotte belge 4 véhicules électriques. L'occasion d'une petite cérémonie en présence d'Ingrid Lieten, Ministre flamande de l'Innovation, et de Steve Stevaert, Ministre d'Etat et aujourd'hui président, entre autres, d'Infrax, une société spécialisée dans les réseaux de tout genre. Au cours des prochaines années, la flotte électrique d'Ernst & Young est appelée à prendre systématiquement de l'ampleur.
Ernst & Young est le premier des "Big 4" de la consultance à intégrer des véhicules électriques à son parc automobile. La Belgique est par ailleurs le premier pays où Ernst & Young se lance dans cette démarche. Le choix du véhicule électrique est bien plus qu'une étape vers un parc automobile plus vert. Il s'agit d'un levier qui doit inciter les collaborateurs de l'entreprise à se tourner vers une mobilité globalement plus respectueuse de l'environnement. "Nous voulons offrir à nos collaborateurs l'opportunité de choisir pour chaque déplacement le moyen de transport le plus durable et le plus adapté. C'est pourquoi nous mettons à leur disposition un mix de voitures classiques, de voitures électriques, de transport public ainsi que des combinaisons de ces moyens. La voiture n'est plus, par définition, la seule option possible", explique Ghislain Vanfraechem, Facilities Director. En ce qui concerne la voiture électrique, Ernst & Young entend jouer un rôle de pionnier et casser les stéréotypes qui font de la voiture un symbole de statut individuel et social, en privilégiant l'humain et le respect de l'environnement. A côté de cela, l'entreprise souhaite interpeller toutes les parties concernées, en ce compris les pouvoirs publics, pour créer un contexte favorable à l'innovation verte.
Un nouveau business model
Ce choix trouve son inspiration dans une enquête diligentée par Ernst & Young lui-même. Il ressort de celle-ci qu'une proportion croissante de la population est demandeuse de voitures hybrides ou même 100% électriques. Le marché est là, mais il existe encore manifestement des réticences. Et l'on constate que les entreprises adoptent souvent une attitude attentiste en la matière. Selon Jan De Luyck, cette évolution s'inscrit également dans le business model d'Ernst & Young, qui est en évolution: "notre a toujours été connu pour son business model nettement financier. Mais nous sommes bien conscients que le passage vers un autre business model, plus social et plus durable, est devenu inévitable." Ernst et Young voit toutefois plus loin… Inspiré notamment par des conversations avec le Ministre d'Etat Steve Stevaert, Ernst & Young voit dans le développement de la technologie de la "smart grid" des opportunités pour obtenir un meilleur équilibre entre consommation, distribution et production d'énergie. "Via une distribution 'intelligente' de l'électricité, d'importants volumes d'énergie émanant de sources fluctuantes pourront être mieux gérés", estime Harry Everaerts, associé et en charge du tout ce qui est socialement responsable chez Ernst & Young. "Si nous misons là-dessus, nous pourrons, à terme, faire en sorte que nos collaborateurs emportent de l'énergie à la maison et continuent à l'utiliser là-bas."
Soutien gouvernemental
Ingrid Lieten, Ministre flamande de l'Innovation, a de son côté confirmé que le gouvernement flamand veut investir pour soutenir la mobilité électrique: "la voiture électrique est bonne pour tout le monde. Sa consommation est très faible, elle n'émet ni particules fines ni CO2 et elle nous rend beaucoup moins dépendants d'un pétrole toujours plus cher. C'est la raison pour laquelle j'ai investi quelque 30 millions d'euros pour soutenir l'adoption de véhicules électriques. Je travaille aussi à un plan d'action flamand pour les véhicules électriques. Et j'ai proposé, juste avant le congé de Toussaint, de supprimer un certain nombre de taxes pour les voitures électriques."
| 05/11/2010 |