Opel lance en 2011 la production de l’Ampera. Une voiture hybride série propulsée constamment à l’électricité et dont le petit moteur à essence 1.4 litre ‘on board’ génère une force motrice électrique. Grâce à ce générateur de bord – dans le jargon professionnel, cela s’appelle un ‘Range Extender’ -, l’Ampera, dont le nom se réfère évidemment à l’Ampère ou l’unité d’intensité du courant électrique (A), ne pose aucune limite au rayon d’action.
L’Ampera électrique propose un espace royal à 4 adultes, dispose d’un coffre suffisant et confère le confort et l’aisance d’utilisation d’une moyenne supérieure moderne.
Fleet & Business a pu tester à Loupoigne le seul prototype de l’Ampera présent pour l’instant en Europe. Ce qui frappe d’emblée, c’est que l’autonomie – tout comme pour une voiture à propulsion conventionnelle – dépend fortement du comportement routier, mais rouler 50 km à l’électricité pure ne pose aucun problème. Grâce à une batterie lithium-ion de 16 kWh (288 cellules lithium-ion placées dans un bloc batterie en forme de T intégré sous le sol), l’Ampera affiche même 60 km d’autonomie électrique dans des conditions idéales ou (localement) complètement sans émission. La grande différence avec une voiture conventionnelle se sent et s’entend dès que l’on enfonce la pédale des gaz. La puissance de traction électrique fournie, quasiment silencieuse, est d’emblée totalement disponible. Le moteur à courant continu sans entretien (sans balais) délivre dès la première révolution une puissance et une capacité de traction de 150 ch/370 Nm. Des prestations qui ne sont possibles qu’avec un moteur à combustion bien alimenté mais qui réclame alors au minimum 2 à 4.000 tours.
L’Ampera sprinte moins vite que l’EV1 (une 2 places purement électrique avec un rayon d’action de plus de 100 km) dont GM nous avait aussi confié l’unique prototype pour un test au milieu des années ’90. Mais en tant que familiale à part entière, l’Ampera passe quand même de 0 à 100 km/h en 9 secondes et atteint une vitesse de pointe de 160 km/h. Nous avons roulé avec l’Ampera aussi bien dans sa configuration purement électrique (batterie) qu’en mode courant électrique généré à bord. Dans la mesure où le moteur à essence 1.4 litre est capable de tourner à un régime relativement bas et pour ainsi dire constant (il n’y a pas de liaison mécanique entre le moteur et la propulsion), les émissions, la consommation et – c’est ce qui nous a le plus frappé – le bruit du moteur restent particulièrement bas. Par ailleurs, la batterie peut être rechargée, à l’arrêt, en 3 heures à peine au moyen d’une prise ordinaire (15 A).
Encore une chose : la consommation et les émissions de CO2 combinées ne dépassent pas, selon Opel, 1,6 l/100 km et 40 g CO2/km. Rouler à l’électricité avec l’Ampera, tenant compte des prix du carburant actuels et des tarifs d’électricité et sans compter l’impact financier (encore difficilement mesurable) de la batterie, permet donc d’obtenir un coût kilométrique qui est environ 6 fois inférieur à celui d’une voiture à essence conventionnelle comparable.
| 22/10/2010 | Ferre Beyens