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Fleet Exclusive Days 2010

La 8e édition des Fleet Exclusive Days se sont déroulées du jeudi 3 juin après-midi au vendredi 4 juin midi au Château de Limelette près de Wavre.

Plus de 50 fournisseurs fleet se sont rassemblés pour réseauter et débattre, d’une part, du TCO et du business model des véhicules électriques et, d’autre part, des conséquences de la nouvelle réglementation comptable internationale.

Ces deux questions ont été sélectionnées par l’organisateur Fleet & Business, en concertation avec les partenaires EuroFleet Consult et Macadam, sur base d’une liste de tendances fleet à venir pointées par les gestionnaires de parc. Daniel Debrouwer d’EuroFleet Consult a guidé les participants à travers la partie plénière. Après quoi, différents ateliers ont abordé les menaces possibles et les opportunités. Les Fleet Exclusive Days 2010 ont été sponsorisé par les sociétés CarsOnTheWeb, Care, Q-Team et Trifinance.

Valeur résiduelle incertaine
Nous avons une seule certitude quant aux véhicules électriques : ils vont arriver. De plus en plus de constructeurs ‘connus’ lanceront dès la fin 2010 des véhicules électriques. Mais quel est le TCO d’un tel véhicule ? Selon le groupe de travail, composé de sociétés de leasing, de constructeurs et autres spécialistes fleet, un modèle électrique sera plus cher en termes de TCO qu’un modèle comparable au carburant conventionnel. Le prix d’achat du véhicule est plus élevé, l’intervention ROB (réparation, entretien et pneus) est toujours opaque et ne serait pas d’emblée plus élevée, mais la batterie a un coût considérable et la valeur résiduelle d’un véhicule électrique sera moins élevée (jusqu’à 8 %) que celle d’un modèle conventionnel. De plus, il n’existe aucune certitude quant au coût de l’électricité comme nouveau carburant. Les fournisseurs fleet pensent en tout cas que le TCO sera plus élevé et que le succès des véhicules électriques dépendra des incentives fiscaux proposés par les autorités. Le business model y est aussi lié. Le soutien des autorités influencera la demande et donc aussi le développement de services proposés par les fournisseurs. Quoi qu’il en soit, le secteur estime que la palette des fournisseurs peut s’élargir. Il n’y a pas que les constructeurs qui pourront proposer des véhicules électriques avec batterie et services, mais aussi des sociétés d’électricité ou autres spécialistes. Il est important que la normalisation et la standardisation de l’infrastructure soient finalisées et que les autorités dévoilent leurs stimulants fiscaux. C’est la seule manière, selon les fournisseurs fleet, de donner une impulsion pour concrétiser et accélérer le phénomène du véhicule électrique.

Un peu de patience
Le 2e sujet traitait des nouvelles règles comptables internationales concernant le leasing. En bref, on planche au niveau international sur une nouvelle normalisation qui uniformiserait d’un point de vue comptable toutes les formes de leasing et les placerait ‘on-balance’. Ce serait une nouvelle donnée pour le leasing opérationnel, mais qui ne devrait pas avoir une trop grande influence, selon les fournisseurs fleet, sur le succès du leasing opérationnel. Il faut admettre que cette histoire d’on-balance alourdit le bilan, mais cela vaut pour toutes les entreprises (dans une 1ère phase les sociétés cotées en bourse et les filiales de multinationales). Les ratios financiers dont les banques tiennent compte pour l’octroi de liquidités ou d’un prêt seront dès lors examinés d’une autre manière. Par ailleurs, on ne s’attend pas à un switch important du leasing opérationnel vers d’autres formes de financement car les avantages du leasing (flexibilité, service, pas de risque au niveau de la valeur résiduelle…) sont également nombreux avec le phénomène on-balance. Le leasing sera cependant plus lourd en termes de processus et d’administration et il est dans l’intérêt du client final d’estimer correctement le rapport entre la durée du contrat et le kilométrage, car toute correction demandera une adaptation comptable. Selon Peter D’Hondt de PriceWaterhouseCoopers, la proposition comportant les nouvelles règles comptables sera prête au plus tôt en 2012.  "De plus, on ne travaille actuellement que sur une proposition comportant des règles touchant le preneur de leasing. Il faudra ensuite encore définir les choses pour le leaseur."

15/06/2010  |