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L’avenir du remarketing : la sortie de la crise

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Compte tenu du fait que le remarketing est à présent devenu à ce point important non seulement pour les négociations de contrat entre les gestionnaires de flotte et les fournisseurs mais également pour les résultats nets de leurs entreprises, nous avons demandé à certains experts comment ils voient l’évolution de cet élément au fil des prochaines années.

Si l’on en croit certains des acteurs principaux du marché, le facteur prépondérant est l’effet en cours de la récente crise mondiale (ou son absence). Bien entendu, leurs façons d’envisager l’évolution du marché renferment diverses nuances. Peter Groeftehauge d’Autorola Group est relativement prudent : « Étant donné que l'économie générale en Europe occidentale va se remettre lentement durant les années à venir, les acheteurs de voitures d’occasion se tourneront de plus en plus vers des « choix de sécurité », c’est-à-dire des voitures dont la fiabilité est prouvée, les coûts totaux de possession faibles et qui jouissent d’une image forte. Cela profitera en particulier aux marques haut de gamme ; cependant leurs valeurs résiduelles ont été excessivement gonflées par le passé et ont dû être réajustées pour correspondre à la réalité. »
 
Les variations géographiques
 
Johan Meyssen de CarsOnTheWeb considère également la relance comme un élément central mais, selon lui, la crise pourrait également avoir causé certaines différences géographiques : « D’après notre estimation, les prix seront en moyenne assez stables durant les années à venir. D’une part, le nombre de véhicules de seconde main mis sur le marché va à nouveau croître (lorsque les contrats de leasing, qui ont été prolongés, vont inévitablement arriver à terme) mais, d’autre part, on s’attend également à ce que la demande de plusieurs pays d’Europe occidentale reparte à la hausse lorsque les gouvernements parviendront à résoudre les défis économiques auxquels ils sont confrontés. »
 
L’impact du client
 
Attendre tout simplement qu’un contrat expire en espérant le meilleur est insuffisant. Les gestionnaires de flotte eux-mêmes peuvent influencer positivement la valeur résiduelle de leurs voitures en effectuant certaines actions. Cela débute dès l'étape de choix du partenaire, comme l’explique Peter Soliman, CEO de Fleet Logistics : « Il est important de poursuivre une stratégie à plusieurs soumissions afin de créer une concurrence et de faire en sorte que les sociétés de leasing calculent la valeur résiduelle de chaque voiture de façon précise et agressive. Pour un processus à plusieurs soumissions réussi, l’environnement contractuel avec l’ensemble des fournisseurs doit être exactement le même, il est donc important de négocier. De même, il convient de discuter régulièrement avec les sociétés de leasing afin de savoir quel niveau d’équipement elles considèrent comme optimal afin d’influencer positivement la valeur résiduelle. »
 
Tous les coûts
 
Aux yeux de Jonathan Holland, directeur générale de Manhein Europe, il est important de tenir compte de toutes les facettes : « Les gestionnaires de flotte devraient également s’assurer qu’ils envisagent intégralement tous les coûts du cycle de vente car cela aura un impact sur la véritable valeur résiduelle finale. Les frais de stockage, la dépréciation et les frais engendrés par le canal de remarketing choisi devraient tous être pris en compte, au même titre que le choix du canal. En effet, le fait d’envisager le déploiement d’un canal de vente interne ou externe est également crucial. »
 
En guise de conclusion, voici les propos d’un spécialiste de l’analyse de l’industrie chez EurotaxGlass tels que Steffen Schick les explique : « Hormis les facteurs particuliers du marché, nous allons connaître une poursuite de l'amélioration progressive des valeurs résiduelles. De façon générale, nous n’atteindrons pas de si tôt les niveaux que nous avons connus avant la crise. Néanmoins, des segments de véhicules vont évoluer différemment. Plus le segment est petit, moins les valeurs résiduelles ont chuté durant la crise et plus la remontée sera complète. »

25/11/2010  |  Tim Harrup
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