La Belgique tente de décrocher le record mondial des impôts
Elio Di Rupo et les autres négociateurs PS n'ont pas fait mystère de leurs intentions: il est clair que la gauche veut essayer de résorber le déficit budgétaire en créant de nouvelles taxes.
Alors que l'Europe veut avant tout mettre l'accent sur les économies, cet avis est balayé d'un revers de la main par Di Rupo et compagnie qui l'estiment simplement indicatif.
Aussi est-ce une fois de plus la voie la plus facile qui été retenue avec, entre autres, la création d'une taxe supplémentaire sur les voitures de société.
Une telle augmentation d'impôts semble difficile à éviter, et il est clair que cette mesure va faire mal à ceux qui utilisent une voiture de société. Et qui plus une taxe supplémentaire va également aggraver la différence de coût salarial qui existe entre la Belgique et ses voisins.
Il ressort d'une enquête diligentée par KPMG à la demande de FEBIAC, FEDERAUTO et RENTA que la voiture de société joue un rôle important dans la problématique du coût salarial (NDLR: cette étude sera publiée d'ici quelques semaines, mais on veut déjà en trouver ICI les premières conclusions).
La Belgique st déjà l'un des pays de l'OCDE où la pression fiscale est la plus élevée et si cela dépend de Di Rupo, elle va encore augmenter.
Les coûts (para)fiscaux totaux liés à une voiture de société moyenne diffèrent fortement de pays à pays. Sur ce plan, la Belgique se situe dans la moyenne européenne. Une voiture de société coûte sensiblement plus cher dans notre pays qu'en Allemagne ou au Luxembourg, mais moins cher qu'en France ou aux Pays-Bas. Cette manière de faire risque en tout cas de conduire à une impasse économique dans le sens où ce sont à nouveau les entreprises et les travailleurs qui vont trinquer, ce qui se traduira par une révision à la baisse des investissements.
A terme, c'est un cercle vicieux fortement déflatoire qui va se créer, avec d'importants risques que l'économie continue à mal se porter. Et si la conjoncture économique globale reste toujours aussi morose, la récession risque de devenir inévitable.
| 16/11/2011 | Jos Sterk
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