Le projet "Mobiliteitsbudget werkt" veut initier des scénarios pour les entreprises
Le Voka (association patronale flamande) Halle-Vilvoorde, la "Bond Beter Leefmilieu" (BBL) et Mobiel 21 ont lancé ensemble le projet "Mobilititeitsbudget werkt" ("Le budget mobilité, ça fonctionne"). Le but est de voir quels sont les éléments qu'un budget mobilité doit contenir pour être efficace. Ensuite, le Voka, la BBL et Mobiel 21 vont accompagner 5 entreprises lors de la mise en place d'un budget mobilité. Le projet court sur une année. Un scénario concret qui permet aux entreprises d'initier elles-mêmes un budget mobilité et un rapport final avec des conseils d'accompagnement devraient alors se trouver sur la table. Le projet a reçu le soutien de la Ministre flamande de la Mobilité, Hilde Crevits.
L'idée d'un projet-pilote est née du constat que de plus en plus d'entreprises sont à la recherche d'alternatives en matière de mobilité durable pour leur personnel. Parmi les exemples les plus relevants, on peut citer Belgacom et PWC.
Pas de cadre fiscal
Dans un communiqué de presse commun, le Voka, la BBL et Mobiel 21 constatent que les entreprises qui travaillent avec un budget mobilité opèrent dans une "zone grise" fiscale. "Un cadre légal clair fait défaut lorsqu'il s'agit de mettre en place un budget mobilité" souligne le communiqué. "Les mesures fiscales en faveur d'alternatives durables comme les transports publics et le vélo ne menacent pas la position dominant de la voiture de société. Un encouragement financier accordé aux travailleurs qui refusent une voiture de société est fiscalement inintéressant. Il serait en effet aussi lourdement taxé qu'un salaire normal. La Belgique est d'ailleurs le pays dit du 'handicap salarial', où les charges sur le travail sont lourdes pour les employeurs comme pour les employés." "Une simplification administrative en ce qui concerne la gestion d'un budget mobilité est une autre condition du succès", ajoute-t-on au Voka.
| 23/09/2011 | Stijn Phlix
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