Avec le renouvellement du T5, Volkswagen n’a pas seulement insufflé une seconde jeunesse à son Transporter. Le renouvellement est en effet profond. A tel point que l’on pourrait presque parler d’un Transporter 5,5. Et le ‘midlife upgrade’ du Transporter a un impact sur toute la gamme.
Volkswagen tend, avec son Transporter, de plus en plus vers le transport de personne luxueux. Cela ne signifie pas seulement des moteurs puissants, beaucoup de confort et une finition qui fait référence dans son segment, mais aussi que le reste de la gamme Transporter profite de cette évolution. Les Multivan et Caravelle plutôt luxueux sont désormais devenus des concurrents directs des grands monovolumes à la différence importante près que dans le Multivan ou la Caravelle vous pouvez emporter tous les bagages des passagers même lorsque tous les sièges sont en position. Le nouveau tableau de bord du Transporter fait tout son effet et pourrait être emprunté tel quel d’une voiture du segment moyen supérieur. Mais c’est surtout sous le capot que le Transporter a connu une évolution. Si le précédent Transporter était déjà une camionnette libérée de tout craquement et chuintement désagréables, cette version du grand VW est un véhicule qui se conduit dans un silence époustouflant. Du rarement vu dans cette catégorie. Ce niveau sonore est en grande partie à mettre à l’actif des nouveaux moteurs diesel. VW a remercié les injecteurs pompes pour services rendus. Ceux-ci ont veillé pendant des années à ce que le Transporter affiche une faible consommation, mais ils présentent l’inconvénient de produire un cliquetis diesel typique difficile à étouffer. De plus, les injecteurs pompes ne sont pas adaptés pour exécuter différentes injections par course utile, ce qui ne permet pas aux moteurs dotés de cette technologie de répondre à la norme Euro 5. Les nouveaux moteurs de VW sont donc tous équipés du Common Rail qui permet, quant à lui, aux ingénieurs de bel et bien satisfaire à la norme d’émission la plus stricte. A Wolfsburg (le quartier général de VW), on a également décidé de remettre toute la palette de moteurs sur le métier. Le nouveau Transporter fait appel désormais, pour sa propulsion, à 4 cylindres qui délivrent 84, 102, 140 ou 180 ch. La version de pointe (voir fiche technique) bénéficie d’un moteur impressionnant qui affiche aussi un couple assez monstrueux de 400 Nm.
Energétiquement sobre
Les nouveaux moteurs sont aussi devenus nettement plus sobres. Ceci grâce à un certain nombre d’interventions, dont une pompe pour la direction assistée qui ne fonctionne que si nécessaire. Autre manière d’économiser du carburant : le montage d’une boîte de vitesses DSG. Il s’agit d’une boîte automatisée à double embrayage dont le passage des rapports est plus rapide et plus souple que ce qui est possible par l’intervention humaine.
Autre primeur: le système 4MOTION. Grâce au contrôle électronique sur ce système à 4 roues motrices, la puissance est transmise aux roues qui peuvent le mieux la restituer. Avec cette propulsion, le Transporter affiche un comportement routier très sûr, encore renforcé par la présence d’un ESP monté de série.
| 06/01/2010 | Jan Voet